La mortalité infantile, un mal qui sévit

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Mortalité infantile : Un combat nécessaire pour tous.

La mortalité infantile est très élevée sur le plan national pendant ces cinq dernières années. Sur 1000 naissances vivantes, 47 meurent avant la célébration de  leur premier anniversaire et sur 1000 enfants âgés d’un an, 26 n’atteignent pas leur cinquième anniversaire. Ces résultats proviennent d’une étude réalisée par l’Enquête Démographique et de Santé à «Indicateurs Multiples du Sénégal». Les Indicateurs multiples du Sénégal permettent de réaliser des sondages qui sont souvent sous la supervision  de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD).

Le risque de décès entre la naissance et le cinquième anniversaire est de 72 pour 1000 naissances. L’étude réalisée par les indicateurs multiples du Sénégal pour l’année 2010 à 2011, montre  que la tendance régulière est à la baisse au niveau de la mortalité infantile des moins de cinq ans. Selon le rapport final rendu public, la mortalité infantile est tombée de 61 pour mille, lors de l’Enquête Démographique de et  Santé (EDS) de 2OO5 à 47 pour mille actuellement.  La mortalité infanto-juvénile a diminué de 121 lors de l’Enquête Démographique et de Santé de 2005 à 72 pour mille présentement.

Les taux de mortalité infanto- juvénile de ces dix dernières années varient selon le milieu de résidence et selon le niveau d’instruction de la mère. Il est de 62 pour mille en milieu urbain contre 102 en milieu rural. Les risques de mortalité sont réduits lorsque la mère de l’enfant  est instruite. L’Enquête démographique de santé de 2011 révèle que le taux de mortalité infantile est beaucoup plus élevé dans les régions  de Kédougou et de Kolda (154 pour mille pour les deux régions). Il est plus faible dans la région de Dakar (59 pour mille) et Thiès (53 pour mille).

La mortalité infantile doit être une affaire de tous. Elle doit nécessairement concerner la maman, le papa ainsi que le personnel médical de chaque localité afin de combattre efficacement ce fléau, et pour se faire l’espacement des naissances d’au moins de 36 mois réduit le risque de mortalité infantile.

Gaustin DIATTA, Aloyse NDIONE

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